Serrures à cylindre : la plus sûre est la moins chère

Nous avons testé les serrures « à cylindre » utilisées pour les caves, les greniers et les portails. Le moins cher est celui qui remplit très bien son rôle. Mais en général il faut respecter quelques précautions de base pour éviter les intrusions indésirables : voici lesquelles.

Ils sont utilisés sur les portails, les portes de cave, les greniers et les garages ou encore comme serrure supplémentaire à l’entrée de la maison. Les serrures dites « à cylindre » ne représentent certainement pas la principale défense de nos objets de valeur, même si les modèles de dernière génération sont beaucoup plus difficiles à casser que par le passé (dans les portes blindées elles sont pourtant utilisées en conjonction avec des serrures plus robustes) . La tâche de ces systèmes de défense est simplement de céder le plus tard possible aux méthodes de cambriolage les plus élémentaires utilisées par les voleurs ordinaires. Selon les normes en vigueur, une telle serrure est considérée comme suffisamment sûre si elle peut tenir plus de cinq minutesà la tentative d’effraction. Nous les avons testés en laboratoire et avons constaté que le moins cher est celui qui répond le mieux aux tentatives d’effraction.

Notre essai

Nous avons choisi les serrures à cylindre car elles sont très courantes dans les foyers italiens et parce qu’elles peuvent être retirées et remplacées assez facilement, sans avoir à intervenir sur le reste de la porte ou du portail. Dans les quincailleries et grands magasins spécialisés dans le bricolage, vous en trouverez une grande variété, avec des prix très différents : ils vont de moins de 100 euros à plus du double pour les modèles les plus chers. Dans notre  test en laboratoire , nous avons testé neuf modèles avec des cylindres de type « euro », qui représentent l’évolution la plus récente de la famille, c’est-à-dire ceux considérés comme les plus sûrs. Ensuite, nous avons essayé de les casser avec certains des objets les plus couramment utilisés par les voleurs. Voici lesquels :

  • Perceuse : avec une munie d’un embout pour le métal nous avons percé le corps de la serrure. Ce dernier, tôt ou tard, cède : une serrure est considérée comme suffisamment sûre si elle résiste au moins cinq minutes.
  • Vis : avec un tournevis électrique nous avons enfoncé une vis autotaraudeuse à l’intérieur du trou de serrure, puis l’avons utilisé comme levier pour extraire le cylindre ou pour casser tout le bloc à son point le plus faible.
  • Crochetage : Nous avons tenté une attaque de crochetage, qui ouvre la porte sans endommager la serrure. Une serrure qui prend plus de cinq minutes pour ouvrir une porte avec un tel outil est considérée comme suffisamment sûre.
  • Bump key : nous avons utilisé la technique du « bumping ». Après avoir inséré une clé spéciale dans la serrure, nous la frappons avec un marteau, pour solliciter les pistons et les ressorts qui maintiennent le cylindre en place, jusqu’à ce qu’ils s’enclenchent.

Seuls deux modèles sur neuf sont sûrs

Seuls deux des modèles testés ont bien fait leur devoir, les autres ont succombé au cambriolage en moins de cinq minutes. En général, pour compliquer le travail du voleur, une plaque de sécurité (« défenseur ») peut être montée devant le cylindre pour mieux défendre le cylindre. Étant donné que ces serrures sont souvent utilisées pour les portails extérieurs et dans des endroits humides et non chauffés, tels que les caves et les greniers, il est essentiel qu’elles résistent aux agents atmosphériques. Le plus grand risque est que le mécanisme d’ouverture/fermeture s’oxyde ou rouille avec le temps. Dans l’ensemble, tous les modèles ont réussi ce test. Le conseil de graisser périodiquement la serrure avec de l’huile minérale reste valable (des flacons de lubrifiant se trouvent en supermarché pour quelques euros). Attention cependant au prix :dépenser plus ne garantit pas toujours une meilleure qualité. 

Si la porte est fragile, la serrure est inutile

Montée sur une porte fragile, même la meilleure serrure du monde devient inutile. L’exemple typique est représenté par ces portes de garage de copropriété fabriquées avec une feuille si mince qu’elle peut être facilement coupée ou déformée. Dans des cas de ce genre, si vous pensez que cela peut en valoir la peine, vous pouvez ajouter une grille de sécurité pour défendre la pièce. Même une porte apparemment solide et une bonne serrure, avant même d’être une barrière anti-vol, représentent une dissuasion psychologique pour les méchants. Le voleur qui n’a pas d’objectif précis, afin d’agir le plus rapidement possible, tentera d’abord de forcer les portes avec des systèmes de sécurité médiocres plutôt que de défier les meilleures défenses.

Conseils anti-intrusion 

Au-delà de la serrure que vous avez choisie pour votre porte de maison ou de garage, il est indispensable de prendre quelques précautions pour éviter les intrusions gênantes :

  • L’équipement de sécurité optimal : porte blindée avec serrure antivol et judas, système antivol électronique ou vitre incassable (mieux vaut rajouter des grilles solides avec un espace entre les barreaux ne dépassant pas 12 centimètres). S’il y a une prise ou un interrupteur à l’extérieur de votre maison, assurez-vous de pouvoir les isoler temporairement lorsque vous n’êtes pas à la maison pour empêcher quiconque de couper le courant. 
  • Mesures de prévention : si vous vous absentez de chez vous pour de courtes périodes, il vaut mieux garder quelques lumières allumées et laisser la radio ou la télévision allumées. Ne mettez jamais la clé sous le paillasson ou dans d’autres endroits à la portée de tous. 
  • Pour ceux qui vivent seuls : sur l’interphone et la boîte aux lettres indiquez uniquement le nom de famille afin de ne pas laisser savoir aux gens que vous vivez seul dans la maison. Enregistrez toujours un message au pluriel sur le répondeur.
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